Agrandir l’image © CRAFT Limoges
© CRAFT Limoges

Expositions

Les expositions

À l’occasion de Toques & Porcelaine, les visiteurs pourront découvrir plusieurs expositions proposées tout au long des trois jours.

Publié le

Présentation de porcelaine (la table des porcelainiers) au musée Adrien-Dubouché

De 10h à 12h30 et de 14h à 17h45 (entrée libre le samedi et le dimanche)

En 2010, l’Unesco a inscrit le « repas gastronomique des Français » au patrimoine immatériel de l’Humanité, et en a rappelé les composantes : un menu codifié, des produits de qualité, des recettes choisies avec soin, une certaine façon de déguster et une table décorée. Pour illustrer ce dernier point, les manufactures et ateliers participant à Toques & Porcelaine proposeront une présentation de leurs plus beaux services, dressés sur table comme en attente d’un festin, dans le cadre prestigieux de la galerie historique du musée Adrien-Dubouché.

Exposition ouverte au public du 15 au 20 septembre inclus.

Exposition 3 Ecoles, « Rétrospective »

Vendredi 17 septembre de 11h00 à 20h00, samedi 18 septembre de 10h00 à 20h00, dimanche 19 septembre de 10h00 à 18h00 – Galerie des Hospices

Depuis près de 15 ans, le projet « 3 Ecoles » permet à une centaine d’élèves issus de l’enseignement secondaire et supérieur d’associer les cultures du designer, de l’ingénieur et du technicien autour d’une action menée tout au long de l’année scolaire. Par cette collaboration, l’Ecole nationale supérieure de céramique industrielle (ENSIL-ENSCI), l’ENSA et le lycée des métiers, arts et techniques du Mas-Jambost mettent en partage leur culture et leurs compétences afin de mener les diverses phases de recherche nécessaires à la réalisation d’un objet manufacturé en céramique. Ainsi, ces jeunes gens engagés dans des parcours d’études aux objectifs différents se retrouvent, échangent et élaborent une stratégie commune pour un projet commun.

A l’occasion de Toques & Porcelaine, le public pourra découvrir, sous forme de rétrospective, les plus belles réalisations issues, année après année, de cette exploration riche et passionnante de la planète céramique. 

Daniel Nadaud, « L’Angélus silencieux, suite », rue Haute-Vienne

Daniel Nadaud naît à Paris au milieu de la Seconde guerre mondiale. Six ans plus tard, il fréquente l’école primaire, sans s’y sentir à l’aise. Rêveur, il hésite déjà entre un avenir de pompier, d’explorateur ou d’artiste… Plus tard, il optera pour la peinture, sous l’influence curieusement conjuguée d’Auguste Renoir et Max Ernst, l’un et l’autre rencontrés dans des livres !

 À trente-deux ans, il montre pour la première fois des gouaches, chez Lucien Durand, à Paris, cette galerie l’exposera sept fois en quatorze ans. En 1982-83, la peinture, la sienne, lui semble suspecte, il décide d’y échapper, de briser le châssis, de peindre sur d’autres horizons, et puis de ne plus peindre. Pour construire dans l’espace, avec les matériaux de ses cueillettes.

En 1985 il illustre son premier livre, d’autres suivront, sous des formes diverses, en collaboration étroite avec des éditeurs. Parallèlement, il pratique la lithographie, dans son propre atelier afin de concevoir et réaliser à sa guise, de minces ouvrages (coll. « Le doigt dans l’œil jusqu’au coude »).      

En 1987 avec surprise, il devient enseignant à l’école régionale des beaux-arts de Nantes. 

Le monde agricole omniprésent, l’histoire contemporaine bien réelle, auxquels s’ajoutent des fragments d’enfance, constituent la colonne vertébrale de ses projets, rassemblés sous le nom de « La Gricole » avec la complicité de Pierre Giquel.

 Au cours des ans les constructions s’accumulent, l’atelier déborde, il doit partager son temps entre le Pré Saint-Gervais et la Mayenne. Entêté, il considère toujours le travail de l’homme par l’entremise des outils qui le définissent. Il s’attache particulièrement à ceux qu’on jette.

En 2017, « Muet tintamarre », exposition au musée de l’Hospice Saint-Roch à Issoudun, suivie en 2018 par « Chroniques » au Centre de la gravure et de l’image imprimée à La Louvière en Belgique, rassemblent un choix important et rétrospectif de dessins, porcelaines, objets, estampes et publications réalisées depuis 1990.

« L’Angélus silencieux, suite »

 En 2000, au parc de la Courneuve, Daniel Nadaud suspend à 6 mètres de hauteur, dans un bosquet, 150 clarines aux mailles d’un filet de pêche. Celles-ci tintinnabulent sous la pression du vent. Il construit là la première ébauche d’un instrument rustique qu’il modifie à chaque occasion, et enrichit depuis par de fines cloches en porcelaine blanche (toutes réalisées, en collaboration avec le CRAFT à Limoges).

 En 2004, à l’occasion des 10 ans du CRAFT, il propose « L’Angélus silencieux », qu’il ne cessera d’enrichir et de reconstruire par des éléments nouveaux : ce seront « Partition fantôme » au Château d’Olonne et à l’abbaye Saint Jean de L’Orbestier  en 2007, puis « Ligne Rouge » en 2015 au centre d ‘art contemporain du Luxembourg belge, « Silencieuse et tintinnabulante partition » en 2016 à l’Abbaye de Saint-Riquier, « L’œil du cyclope » en 2018 au musée du four des Casseaux.

Une nouvelle version de ce poème visuel et sonore, « L’Angélus silencieux, suite », sera proposée au public de Toques & Porcelaine jusqu’ au 15 octobre rue Haute-Vienne.

Exposition présentée en collaboration avec le CRAFT Limoges.

« Voyage en porcelaine », Thierry Laporte

Théâtre de l’Union, rue des Coopérateurs
Du 17 septembre au 17 décembre 2021

A l’initiative du Fonds de dotation de l’Union, le photographe Thierry Laporte propose un autre regard sur la porcelaine pour nous en révéler les mystères cachés. Un voyage en compagnie des hommes et des femmes qui œuvrent à la transformation de cette matière intemporelle.

Le Fonds de dotation de l’Union, dont les membres fondateurs sont les porcelaines de la Fabrique, le théâtre de l’Union – Centre dramatique national du Limousin, Esprit porcelaine, la Coop Atlantique et le Crédit coopératif, est présidé par Christian Couty. Il a pour objet de réaliser toute initiative dans le domaine de la création artistique et culturelle, de promouvoir et de développer l’enseignement et la recherche scientifique en matière de création artistique, culturelle, industrielle des arts de la porcelaine.

Institut Bernardaud, « Beautés équivoques »

9h45 - 16h15, entrée gratuite mais réservation impérative (05 55 10 55 91, maglimoges@bernardaud.com)

Chaque année, en plus du circuit de visite permettant de s’initier aux techniques de fabrication et de décoration de la porcelaine, la fondation d’entreprise Bernardaud organise une exposition thématique de céramiques contemporaines afin de montrer à quel point les artistes contemporains utilisent aujourd’hui la céramique comme moyen d’expression. Jusqu’au 2 avril 2022, « Beautés équivoques » réunit douze artistes internationaux qui, à l’heure des pandémies et des questionnements sociétaux, notamment migratoires et environnementaux, s’imprègnent des réalités nouvelles, endossent des responsabilités et des culpabilités, posent des constats et participent à leur façon au vaste concert des lanceurs d’alerte. Les céramiques présentées dans le cadre de l’exposition interrogent la conscience du visiteur face aux questions éthiques qui secouent nos sociétés contemporaines.

Exposition « La race bovine limousine : patrimoine vivant d’excellence »

du 17 septembre au 13 novembre
Bfm centre-ville, Pôle Limousin et Patrimoine

Si le paysage limousin a été façonné par l’agriculture et l’élevage, la race bovine limousine en est un emblème dans le monde entier. Indispensable pour alimenter les villes à la fin du XVIIIème siècle, elle a suscité l’intérêt des intendants, préfets et ministres, fait l’objet de traités agronomiques, de recherches génétiques et d’observations scientifiques. Elevées et sélectionnées par des grands propriétaires fonciers et éleveurs au XIXème siècle, les vaches limousines sont reconnues pour leurs qualités maternelles, bouchères et leur aptitude au travail. En 1886, le Herd-Book, livre généalogique de la race, en fixe les caractéristiques et exigences. Bousculant parfois préjugés et traditions, des éleveurs, agronomes et propriétaires ont poursuivi cette démarche tout au long du XXème siècle, gagnant les marchés internationaux, adaptant les critères pour perpétuer la sélection. Choisir pour préserver l’élevage de la race limousine et parier sur l’avenir.

Proposée à l’occasion du Concours national limousin, organisé à Limoges le même week-end que Toques & Porcelaine, cette exposition explore les ressources de la BFM de Limoges, des archives municipales, des archives du Herd-Book limousin ainsi que des archives privées. Elle présente des Articulée autour de la date clé de 1886, elle retrace l’histoire de la race bovine limousine jusqu’à aujourd’hui et met l’accent sur les concours agricoles, points de réunion entre les éleveurs et le grand public, sur fond de débats professionnels. Ces moments festifs sont aussi l’occasion de questionner l’agriculture au sens large, la société dans laquelle elle s’inscrit. Les portraits des hommes qui ont porté cette histoire, que ce soit au XIXème siècle, au XXème siècle ou aujourd’hui, complètent le panorama.